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brooke cagle g1Kr4Ozfoac unsplashLes séjours à l'étranger pendant les études ont la cote. Depuis le lancement du programme Erasmus en 1987, près de 9 millions de personnes en ont profité et pas seulement des étudiants universitaires. On trouve aussi des collégiens, lycéens, apprentis, éducateurs et formateurs, jeunes diplômés, demandeurs d'emploi, volontaires, professionnels du monde associatif ou encore sportifs.

La France est d'ailleurs le pays qui envoie le plus d'étudiants en programme Erasmus+ (49 355 étudiants en 2018), devant l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Ces chiffres ne concernent que l'Europe et les échanges dans le monde entier sont bien plus nombreux. L'expérience à l'étranger est vue comme formatrice et enrichissante.

 

Beaucoup de jeunes se laissent tenter par l'aventure et décident de partir un an, pendant ou après leurs études, pour y apprendre la langue ou découvrir une nouvelle culture. Partir un an à l'étranger permet de s'immerger complètement dans la vie locale et de vivre pleinement son expérience.

Cette aventure, bien que tentante, peut effrayer. Alors voici quelques conseils à suivre pour vivre cette expérience en toute sérénité, notamment grâce à de nombreux outils du numérique.

Préparer son voyage

Un voyage d'un an se prépare très bien depuis son domicile grâce aux nombreux sites et plateformes disponibles. Tout d'abord, consultez le site du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères pour connaître la situation du pays dans lequel vous vous rendez.

Il faut bien sûr penser à la partie logistique : quand partir, seul ou accompagné, dans quelles conditions voyager, quels sont les documents indispensables à réunir… autant d'éléments qui contribueront à la bonne réussite de votre voyage. Faites une liste et notez bien tous les éléments dont vous avez besoin.

Si vous vous rendez dans un pays dont vous ne parlez pas bien la langue, il est possible de s'entraîner en prenant des cours en ligne ou via des applications mobiles comme les plus connues Duolingo ou Babbel. Une bonne façon de se préparer.

Se loger à l'étranger

Dans le cadre d'un séjour hors de l'Hexagone, comment se loger à l'étranger reste une grande interrogation pour beaucoup de jeunes qui souhaitent se lancer dans l'aventure. Vous pouvez déjà commencer à chercher un logement avant même votre départ. De nombreux sites internet existent comme Craiglist, Roomlala et Expat.com qui vous permettent de trouver à distance une chambre chez l'habitant ou en colocation. Si vous êtes plutôt applications, il en existe des gratuites comme Roomster, Roompik ou encore Homestay. Vous pouvez également passer par des groupes Facebook qui recensent un certain nombre de petites annonces de particuliers pour trouver un hébergement dans un autre pays.

N'hésitez pas à demander autour de vous, c'est souvent par le bouche-à-oreille que l'on trouve des bons plans.

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Subvenir à ses besoins

De même, vous pouvez déjà commencer à chercher un travail ou un stage avant de partir en répondant à des petites annonces sur des sites comme Indeed ou Job Trotter qui sont internationaux. Grâce à Skype ou à d'autres technologies similaires, vous pouvez faire un premier entretien vidéo en ligne et vous assurer de la bonne foi de votre employeur.

Dans certains pays (Canada, Nouvelle-Zélande, Australie…), il est même obligatoire de trouver un travail avant de partir pour obtenir le fameux PVT (permis, vacances, travail).

La solution économique qu'adoptent de nombreux jeunes partant séjourner hors de France est le wwoofing (world wide opportunities on organic farm), autrement dit le fait de vivre dans une ferme biologique. Basé sur le principe du volontariat, l'objectif de ce programme est de vous faire participer aux tâches quotidiennes d'une ferme en étant logé et nourri en contrepartie. Une formule clé en main.

L'Europe propose aussi, suivant certains critères, des bourses qui peuvent vous donner un coup de pouce pour vivre sur place.

Étudier sur place

Si vous partez dans le cadre d'un programme Erasmus ou similaire, vous serez intégré dans une université locale où vous suivrez bien souvent les cours dans la langue locale. Une bonne façon de s'immerger complètement. Vous pouvez aussi partir par le biais d'une École qui propose un double diplôme et qui vous permet de valider vos crédits dans les deux systèmes universitaires.

Si vous souhaitez partir à l'étranger à l'aventure mais que vous souhaitez continuer à suivre une formation dans le même temps, vous pouvez le faire à travers le CNED (centre national d'enseignement à distance) qui vous aide à préparer des concours ou à suivre des formations en ligne. Le CNED propose un planning de formation que vous pouvez adapter à vos contraintes personnelles.

Créer son réseau professionnel

Lorsque vous partez travailler un an dans un autre pays, vous avez la possibilité de vous créer un nouveau réseau professionnel. En fréquentant vos collègues étrangers, mais aussi en vous rendant à des événements “français” organisés pour côtoyer les expatriés locaux. Une bonne façon d'ouvrir son réseau et de se créer de nouvelles opportunités.

Faire des rencontres

Si vous vous rendez dans un pays dans lequel vous ne connaissez personne, pas de panique. Il existe de nombreux groupes de rencontres qui peuvent être basés sur vos centres d'intérêt ou l'échange linguistique. Les plus connus sont Meetup ou MeetMe. Vous pouvez également vous rendre à l'office de tourisme local qui recense généralement les activités disponibles dans les environs.

Enfin, vous pouvez suivre des free guide tour, des visites de la ville organisées gratuitement par des locaux et ainsi faire des rencontres.

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Découvrir une nouvelle culture

L'immersion totale dans un nouveau pays vous permet bien sûr de découvrir une nouvelle culture. Si vous avez peur de ne pas vous faire comprendre, vous pouvez installer une application de traduction instantanée vocale qui peut vous donner un coup de main dans certains cas.

Et ensuite au retour ?

Il a été prouvé que les jeunes étant partis à l'étranger ont plus de chance de trouver un emploi rapidement que ceux n'étant pas partis. En effet, sur un échantillon représentatif de 33 500 jeunes, le Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) observe que ceux partis en mobilité accèdent à leur premier emploi en 2,9 mois en moyenne contre 4,6 mois pour les autres.

Le retour en France peut cependant être mal vécu par certains. On parle notamment de l'Erasmus Blues ou du syndrome post-Erasmus pour décrire ces jeunes qui ne parviennent pas à se réintégrer dans leur vie d'avant. Dans ce cas plusieurs solutions existent, comme repartir bien sûr, mais aussi continuer à fréquenter des étrangers pour garder le lien international.

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