Girls Who Code

toutpublic Les nouvelles technologies sont assurément un secteur très masculin. Ainsi en 2016, seuls 18% des diplômés américains de facultés de sciences informatiques étaient des femmes. Cela ne s’améliore pas dans le monde professionnel puisque seulement un dirigeant de start up technologique sur dix est une femme.

En 2012 aux États-Unis, une femme, Reshma Saujani, décide de prendre les choses en main et crée l’association “Girls Who Code” afin d’enseigner aux filles l’informatique. L’objectif global est de réduire le fossé et les inégalités homme femme dans ce domaine.

Et des sponsors ont cru en elle puisqu’ils ont financé à hauteur de 16 millions d’euros l’entreprise afin de l’aider dans son développement et dans la construction de son réseau d’élèves. On trouve notamment les géants de la technologie comme Facebook, Google et Amazon qui s’intéressent de près à cette initiative.

Plus de 8500 programmes dans le monde

Ce qui était au début une simple initiative locale, est vite devenu national et s’est développé dans tous les États américains. Depuis, plus de 450 000 filles, de 13 à 17 ans, ont participé aux ateliers ou événements de l’association.

Pendant l’année scolaire, l’association propose ainsi des cours pour apprendre à coder. ‘Girls Who Code’ vise en particulier les minorités qui n’ont en, en règle générale, pas accès à de tels programmes. Pendant l’été, des stages intensifs de 7 semaines sont proposés et enseignés par des professionnels venant de grandes entreprises du secteur technologique. L’occasion pour les jeunes élèves de se confronter à la réalité de l’entreprise.

Au total, l’association propose aujourd’hui plus de 8 500 programmes dans le monde.

En juin 2018, l’association a publié une série de recommandations pour faire bouger les choses et continuer à réduire le fossé hommes femmes. Elle suggère notamment de donner des cours de sciences informatiques à toutes les classes de l’école primaire puisque 74% des femmes travaillant dans l’informatique ont reçu de tels cours à l’école primaire.

En France, d’autres initiatives se développent comme avec L’association « Femmes Ingénieures » qui proposent des forums virtuels avec plus de 50 ateliers thématiques.

Girls who code s’est associé avec l’entreprise Accenture pour mener trois enquêtes entre février et juillet 2019 aux États-Unis. Ils ont sondé 2 700 étudiants, 500 cadres supérieurs des RH et 1 990 travailleurs du secteur technologique. Et les résultats de l’étude montrent qu’il reste beaucoup de travail à faire. En effet, la proportion de femmes travaillant dans la technologie est aujourd'hui plus faible (32 %) qu'en 1984 (35 %). Seules 16% de femmes occupent des postes d'ingénieurs et 27 % des postes informatiques dans les entreprises américaines.

Ces tendances se retrouvent dans la scolarité : seulement 25% des diplômés en technologie sont des femmes, avec un taux d'abandon de 37% pour les cours de technologie contre 30% pour les autres programmes. Le travail que réalise l’association Girls who code est donc plus nécessaire que jamais.

girls who code affiche

Si vous êtes intéressés par les sujets, nous vous invitons à découvrir le livre de Reshma Saujani, la fondatrice de l’association, intitulé “girls who code”, un livre adapté à un public jeune et novice.

Plus d’informations sur : https://girlswhocode.com/

Youtube : https://youtu.be/fC9da6eqaqg

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